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PORTRAITS
MORPHOPSYCHOLOGIQUES
La règle d'or du portrait morphopsychologique :
le global prime sur le détail
Aucun portrait morphopsychologique ne peut être
dressé à partir de l’analyse séparée
de chaque partie d’un visage, comme la signification isolée
de la forme d’un nez ou du volume d’une mâchoire
ou d’un front.
Il est, certes, établi que
chaque sous-ensemble morphologique a bien, à l’état
isolé, une signification intrinsèque.
Prenons le cas du jeu d’échecs. Chaque pièce,
fut-elle un simple pion, possède la possibilité de
gagner la partie (mettre en échec et mat). Cependant aucune
pièce ne possède la propriété intrinsèque
de réaliser cet « échec et mat ».
Ce potentiel lui est donné par sa seule position relationnelle
sur l'échiquier. De même dans un visage, chaque trait
n’a de valeur que replacé dans le contexte morphologique
global. Le global prime toujours sur le détail.

> Mona Lisa |
Mona Lisa, un sourire énigmatique
La Joconde est le tableau le plus célèbre
au monde. Son succès universel vient notamment de l’énigmatique
sourire de Mona Lisa. De plus, quel que soit l’angle
sous lequel je l’observe, son regard me poursuit toujours.
De la loggia où Léonard de Vinci la représente,
sourit-elle à un seul personnage ou à tout un
groupe ? Dans l’un ou l’autre cas, que veut-elle
exprimer ? Sourit-elle vraiment ? Autant de questions, parmi
d’autres, que les experts, comme ses « visiteurs
», se posent depuis 1507.
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> Georges Rémi (Hergé) |
Hergé, une sensibilité
peu commune
Nous ressentons sans difficulté une
vraie sensibilité. Son regard indique un esprit curieux
avec toutefois une légère fugacité protectrice.
Nous pouvons percevoir, par ailleurs, une subtile expression
amusée. L’ensemble révèle une énergie
contenue dont le déploiement est probablement contrôlé.
Fanny, sa seconde épouse, dit de lui : « Il
était… d’une sensibilité peu commune
et d’une capacité à contenir ses émotions,
déconcertante… sa nature méfiante lui
imposait une manière de retrait ».
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