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  morphopsychologie - éditions - portraits 
 

PORTRAIT MORPHOPSYCHOLOGIQUE
de la JOCONDE

de Mona Lisa à la Joconde



 
 

Un sourire énigmatique

La Joconde est le tableau le plus célèbre au monde. Son succès universel vient notamment de l’énigmatique sourire de Mona Lisa. De plus, quel que soit l’angle sous lequel je l’observe, son regard me poursuit toujours. De la loggia où Léonard de Vinci la représente, sourit-elle à un seul personnage ou à tout un groupe ? Dans l’un ou l’autre cas, que veut-elle exprimer ? Sourit-elle vraiment ? Autant de questions, parmi d’autres, que les experts, comme ses « visiteurs », se posent depuis 1507.

Les hypothèses avancées ont été et sont encore nombreuses ; aucune ne s’avère satisfaisante, certaines d’entre elles sont fantaisistes, d’autres irrévérencieuses. Ainsi celle qui veut voir un homme dans Mona Lisa ! Ces impertinences ne seraient-elles pas l’expression d’une vindicte née du dépit de ne pas arriver à percer le mystère de ce portrait et de son sourire énigmatique ?

La véritable énigme de l’œuvre

Ce célèbre, si célèbre, sourire de la Joconde joue, à notre avis, le rôle de l’arbre qui cache la forêt. Le secret du « sourire » masque un mystère plus profond. Il faut, pour l’élucider, étudier la genèse du tableau et sa place dans l’œuvre et la vie de Léonard de Vinci.

Léonardo da Vinci (né à Vinci en 1452 et mort au Clos-Lucé, près d’Amboise, en 1519) composa ce tableau de 1503 à 1507, lors de son deuxième séjour à Florence. Il avait donc atteint la cinquantaine. Le peintre s’était mis au travail à la suite d’une commande d’un notable florentin, un certain Francesco del Giocondo (On notera la curieuse coïncidence sémantique entre ce nom de famille et l’adjectif latin jucundus « agréable », qui a peut-être donné le terme français Joconde). Il s’agissait du portrait de Mona Lisa (en dehors de la France, on dit Mona Lisa), son épouse, alors âgée d’une vingtaine d’années. On la disait maîtresse de Julien de Médicis.

Le tableau ne fut jamais remis à son commanditaire. Léonard de Vinci ne voulu pas s’en défaire. Il l’aurait considéré comme « l’image de la beauté parfaite ». Quittant Florence, il l’emporta avec lui, à Milan. Il ne s’en séparait jamais même lorsqu’il vint en France mettre son génie d’artiste et d’ingénieur au service de François 1er. Ce dernier admirait le chef-d’œuvre et il en fit l’acquisition pour son propre compte au décès du peintre.

Pourquoi Léonard de Vinci n’a-t-il jamais voulu se séparer de Mona Lisa ? Pourquoi y tenait-il tant ? Pourquoi cette œuvre a-t-elle, à travers les siècles, connu un succès ininterrompu et universel ? C’est un espoir raisonnable d’attendre du portrait morphologique, les éclaircissements qui ont manqué jusqu’ici, et qui ont fait l’objet d’interminables controverses. Il était tentant d’appliquer notre art du portrait à celui de La Joconde. Face à la renommée de cette œuvre, il y avait là un défi à relever, une gageure ; une entreprise risquée, aussi exigeante qu’excitante.

La phase d’intuition

Ce type d’opération est d’autant plus difficile que le visage est familier. Dans ce cas, en effet, nous ne le voyons plus vraiment. La réitération familière des contacts fait que les traits de nos intimes demeurent transparents car, à travers eux, c’est directement avec leur personne que nous sommes en relation. Comment ne pas éprouver cette difficulté avec la Joconde ? Dans un CD-rom de présentation du Musée du Louvre, il est ainsi précisé : « Il est difficile de regarder simplement la Joconde, tant sa célébrité mondiale, les innombrables commentaires, reproductions et parodies, font écran à sa contemplation directe ».

Essayons d’être - s’il en existe encore un - ce « visiteur » qui, n’ayant jamais entendu parler de Mona Lisa, se trouverait, pour la première fois, devant elle.

Voici le résultat de cette opération intuitive.

Le visage et l’attitude de cette femme présentent un mélange de noblesse et de simplicité. Sa noblesse n’a, en effet, rien de hautain. Il émane même de sa personne, à travers la sérénité de sa pose, une bienveillance certaine où perce un soupçon de complicité amusée. Elle nous la propose avec une discrète gaieté. Il faut tout de suite préciser que cette « invite » n’est en rien celle qu’une femme adresserait à un homme. Le personnage de Mona Lisa ne diffuse aucune sexualité. Cela n’est pas sans participer à sa noblesse, mais concourt à élargir les horizons de sa bienveillance puisqu’elle s’adresse aussi bien à l'un ou l’autre sexe. La présence discrète et bienveillante n’est ni vague, ni générale, ce n’est pas à une foule anonyme que Mona Lisa fait face, ni même au seul artiste pour lequel elle pose, c’est à « moi » qu’elle s’adresse, de personne à personne. C’est, sans doute, sur un plan psychologique, la caractéristique centrale de l’œuvre, et la raison de son succès.

C’est sur « moi » que son regard se pose, avec une présence et une bienveillance qui m’assurent qu’elle comprend très bien l’individu, pourtant si particulier, que je suis. Cette reconnaissance m’est d’autant plus précieuse qu’elle provient d’une personne à qui je n’hésiterais pas à accorder toute ma confiance. La tranquillité de sa pose provient, en effet, d’une solidité générale qui n’est pas que morale mais bel et bien physique. Ne remplit-elle pas en toute simplicité, l’ensemble du tableau ?

Voilà résumées, les impressions recueillies. Elles nous livrent la raison la plus probable du succès de ce chef-d’œuvre. Qu’il provienne de la France profonde ou d’une mégapole comme Tokyo, chaque « visiteur » se retrouve, avec la Joconde, devant une personne qui ne regarde que lui, avec une sympathie, voire une empathie, acquise d’avance. Que cette compréhension, que nous attendons le plus souvent, parfois en vain, de notre propre entourage, provienne d’une simple peinture, il y a de quoi rester fasciné !

Si nous avons, intuitivement, approché le ressort du succès de cette œuvre, que va pouvoir nous apporter son portrait morphologique ?

Vous le découvrirez en lisant son portrait morphologique complet (9 pages au format PDF). Bientôt disponible

 
 

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