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  morphopsychologie - consultation 
 

La consultation individuelle

La consultation individuelle est une démarche volontaire.

Le déroulement d’une consultation
a) Formulation explicite de la demande.
La première phase d’une consultation consiste à formuler précisément la demande. Le morphopsychologue affine alors la formulation jusqu’à son expression la plus juste. Puis elle est écrite, après son assentiment complet. Enfin elle est mise de côté et sera oubliée totalement au cours de l’établissement du portrait. Ce ne sera qu’une fois le portrait achevé, que ses termes seront repris.

b) Etablissement du portrait morphopsychologique.

c) Une fois le portrait achevé, le morphopsychologue vérifie que le travail effectué apporte de nouvelles connaissances sur soi, une réponse à la demande initiale et un point de vue porteur d’ouvertures.

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L’esprit de la méthode

L' « esprit » qui préside à l'établissement du portrait morphopsychologique relève de deux principes.

1er principe : le respect de la dynamique du vivant
Un portrait morphopsychologique n'est pas une description figée. Il émane des deux énergies antagonistes dont l'opposition anime continuellement une personnalité. Ce n'est pas une formule descriptive chosifiante et encore moins un diagnostic définitif.


2ème principe : l'autonomie du sujet
Il s'agit d'une part, de distinguer le sujet (le je) et d'autre part, son problème énergétique (le moi). La distinction entre le « je » et le « moi » réside au sein d'expressions comme : « je me suis dit » soit littéralement « je a dit à moi », ou « je vais me promener » soit « je vais promener moi ».

Quel est l'exact statut ontologique de ce « je » : la version religieuse de l'« âme » (la part immortelle de la personnalité) ou la version laïque de l'« esprit » ? C'est le « Ich » de Freud, le « Soi » de Jung. C'est bien plus que la conscience d'être, c'est une « conscience de la conscience d'être ». Elle est concomitante au langage parlé. Si un animal et même un végétal possèdent leur propre niveau de conscience, ils ne peuvent pas parler et dire : « je ». S'ils le faisaient, ils atteindraient, par le fait même, un niveau « de conscience de conscience d'être » et accéderaient ainsi au statut de sujet.

Ce sujet, est celui du « Cogito » de Descartes. C'est aussi l'« Ego », le « Moi transcendantal » d'Emmanuel Kant. Si nous faisions part à un tiers de la confidence suivante : « après ce malheureux événement, je me suis retrouvé rempli de tristesse ». Ce n'est pas « je » qui est triste, « je » ne fait que constater la tristesse du « moi ». Le « moi » vit la tristesse, « je » la constate. Il ne s'agit pas seulement là d'une structure grammaticale mais du compte-rendu de ce que chacun de nous est amené à vivre. La structure grammaticale n'est ici que le reflet du phénomène existentiel et non pas l'inverse. Cet écart de principe entre « je » et « moi » a permis à La Rochefoucauld de dire dans ses Maximes : « On est jamais si heureux, ni si malheureux qu'on s'imagine ». Pour Edmund Husserl, ce « je » devient « sujet transcendantal » qui renvoie aussi à une « conscience pure », une conscience dégagée de toutes les données de l'expérience, soit externes, soit internes.

Le portrait morphopsychologique n'a aucune prise sur le « je ». Il est en revanche le révélateur (au sens chimique du terme) de l'agencement énergétique du « moi ». Seul le sujet peut gérer son portrait morphopsychologique une fois celui-ci réalisé. Autrement dit, le sujet n'a pas à recevoir (nécessairement) de conseils de la part du morphopsychologue. C'est pourquoi un portrait morphopsychologique ne peut se faire et n'être utile que sur une décision libre et volontaire du sujet, c'est-à-dire du « je ».

Cela exclut, si elle se fait à l'insu du sujet, l'utilisation du portrait morphopsychologique au sein d'une procédure de recrutement, ou de toute autre procédure d'analyse.


 

 
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Le code déontologique

Le portrait morphopsychologique est foncièrement d'un usage pro domo et la consultation individuelle est préservée par le secret professionnel.

Une consultation de morphopsychologie est l’aboutissement d’une phase de travail sur soi. De par sa nature même, un portrait morphopsychologique ne peut concerner et n’être destiné qu’à l’intéressé. Avant d’être une règle déontologique, cela s’impose de soi-même. Libre ou non à l’intéressé de communiquer ce qu’il en voudra, à qui il désire.

En conséquence, il est exclu que le demandeur propose de réaliser le portrait d’une autre personne, à son insu. Une telle démarche peut être bien intentionnée. Nous voyons ainsi des personnes venir demander le portrait morphopsychologique de leur conjoint. Mais cette demande pourrait masquer un problème dans le couple et un morphopsychologue n’a pas pour mission de démêler les différends conjugaux. Il peut cependant aider le demandeur à atteindre son équilibre comme ses objectifs. C’est alors un moment privilégié pour résoudre, seul ou de conserve, des questions d’ordre conjugal. Seul le demandeur est donc habilité à prendre un rendez-vous.

Un autre cas peut aussi se présenter : le sujet souhaite que son conjoint assiste à la consultation. C’est fortement déconseillé. Quitte à rencontrer l’incompréhension des intéressés. Deux consultations séparées pour chacun des conjoints peuvent être pour eux l’occasion de démêler dans un second temps, une éventuelle problématique conjugale ou tout simplement d’approfondir leur connaissance mutuelle. Cela dit, après la réalisation séparée des deux portraits, il peut y avoir une troisième consultation, cette fois-ci commune, sous la condition d’une demande « conjointe ».

La seule exception à cette déontologie est celle d’une demande de parents pour un enfant mineur. Elle est fondée vis-à-vis d’un jeune enfant et est alors analogue à une consultation chez un pédiatre. Il y a toutefois, parmi les enfants mineurs, un autre cas à considérer : celui de l’adolescent. Il est préférable que les parents le tiennent informé de leur démarche et lui en communiquent les raisons. Cela lui laisse tout loisir de s’associer à leur initiative et de la reprendre entièrement à son compte, voire de s’y opposer.